Classé dans : Chroniques
Alain Souchon
La Vie Théodore
Sortie : 5 septembre 2005
Durée : 40’18
Label : Virgin

01. Putain ça penche (A. Souchon/L. Voulzy)
02. J’aimais mieux quand c’était toi (A. Souchon)
03. Bonjour Tristesse (A. Souchon)
04. La vie Théodore (A. Souchon)
05. En collant l’oreille sur l’appareil (A. Souchon)
06. A cause d’elle (A. Souchon/L. Voulzy)
07. Et si en plus y’a personne (A. Souchon/L.Voulzy)
08. Le mystère (A. Souchon)
09. Le marin (A. Souchon/P. et A. Souchon)
10. L’île du dédain (A. Souchon/P. Souchon)
11. Lisa (M. Davidovicci & P. Grillet/P. Souchon & J. Voulzy)
“La vie Théodore”. Un titre pour le moins mystérieux. Un album sombre à en juger par le ton de la pochette et cet homme pensif, presque inquiet au moment de jeter un œil dans le rétroviseur de sa vie. Rien de bien affolant pour son public, un Souchon souriant, cocktail à la main, aurait dérouté plus d’un de ses fans. Ma modeste condition de chroniqueur bénévole du dimanche m’a parfois poussé à me fourvoyer dans de beaux principes. J’ai par exemple cru pendant quelques temps qu’il fallait forcément maîtriser son sujet pour chroniquer un album. C’est faux. Que ce soit devant un auditoire ou un lectorat, il suffit de rester sûr de soi pour être pris au sérieux. “La Vie Théodore” est sans conteste possible le meilleur album de Souchon, un monument du patrimoine musical français.
Classé dans : Bouchée bâclée | Mots-clefs: Change your mind, Hey hey my my, Kurt Cobain, Neil Young, Weld
Neil Young, c’est le rock. Ce double album live (“Weld”), c’est le rock. Et cette chanson, c’est aussi le rock. Voilà un postulat compte triple. ‘Hey hey, my my…’ a marqué toute une génération. Pour le meilleur mais aussi pour le pire. 5 avril 1994, Kurt Cobain cite les paroles du Loner (“it’s better to burn out than to fade away”) dans la lettre qu’il écrit avant de mettre fin à ses jours. Triste preuve de l’estime qu’avait le leader du groupe Nirvana pour le parrain du Grunge. Ce dernier lui rendra hommage sur l’album “Sleeps with angels” avec notamment le touchant ‘Change your mind’.
Neil Young & Crazy Horse – Hey Hey, My My (Into the Black)

Hey hey, my my
Rock and roll can never die
There’s more to the picture
Than meets the eye
Hey hey, my my
Out of the blue
And into the black
They give you this
But you pay for that
And once you’re gone
You can’t come back
When you’re out of the blue
And into the black
The king is gone
But he’s not forgotten
Is this the story
Of Johnny Rotten ?
It’s better to burn out
Than to fade away
The king is gone
But he’s not forgotten
Hey hey, my my
Rock and roll will never die
There’s more to the picture
Than meets the eye
Hey hey, my my
Classé dans : Derrière ma feuille blanche | Mots-clefs: Autre, Feuille blanche, Imaginaire, Nuit, Réel, Sphère

Six mois. Douze, dix-huit ou peut être plus, je ne sais plus. Une chose est sûre, ça commence à faire long. Je fatigue. Derrière moi, un énorme sac… vide. Je vis d’imaginaire, rêve de réel. La norme, c’est l’inverse. Pour une fois, j’aimerais en être. En ce moment, je voyage au bout de la nuit. Avec ou sans Céline. Quand je me réveille, je pense déjà à elle. Ma moitié. C’est cette fenêtre. Cette feuille blanche.
The xx
xx
Sortie : 29 septembre 2009
Label : XL
Durée : 38’35

01. Intro
02. VCR
03. Crystalised
04. Islands
05. Heart skipped a beat
06. Fantasy
07. Shelter
08. Basic space
09. Infinity
10. Night time
11. Stars
Musicalement nés sous XX à 11 ans et déjà promis au succès à 19, voilà à quoi pourrait se résumer l’histoire de ces quatre jeunes Londoniens. Olivier (basse, voix rauque) et Romy (guitare, voix fluette) se connaissent depuis le berceau. Baria (claviers, guitare) et Jamie (MPC, production) les ont rejoints sur les bancs de l’école, avant de démarrer leur aventure musicale entre deux cours. A l’image de son logo symétrique, le groupe affiche un équilibre parfait, deux filles, deux garçons et des influences tous azimuts. Adeptes de The Cure, de Rihanna et des Kills, les XX ont grandi en ratissant large, profitant de la discothèque rock de leurs parents et pillant tous les disques durs de leurs amis. Arborant un look émo aussi dissuasif que celui de The Horrors (auteurs cette année du très bon “Primacy Colours”), les XX font néanmoins partie, avec leurs aînés d’Hot Chip, de cette nouvelle scène anglaise qui a le vent dans le dos. A peine la vingtaine, cette bande d’ados débarque sur les ondes avec l’insouciance de leur jeunesse et un album aussi sobre que réussi. Derrière un digipack noir et un découpage en forme de croix, laissant entrevoir un livret blanc, se cachent onze titres épurés, mélancoliques et lumineux.
Classé dans : Bouchée bâclée | Mots-clefs: Benjamin Biolay, Bien Avant, Trash Yéyé
Benjamin Biolay n’aime pas la nouvelle scène française et pourtant, il en fait partie. Il crache sur Bénabar et compose pour Raphaël. Le pauvre en est réduit à essayer d’imiter Gainsbarre, c’est d’ailleurs pour ça qu’il a les cheveux sales. Il fait parler de lui dans les médias parce que bon, sa musique… tout le monde s’en fout.
Personnellement, je n’aime ni les Hommes, ni la glace au chocolat. J’accorde peu d’importance à ce que les autres pensent, un peu plus aux miens. J’adore le chocolat. Enfin, sauf la glace. Et vous ?
J’écoute les gens. Benjamin Biolay est un personnage détestable, c’est certain. Moi, je préfère écouter ses albums.
Benjamin Biolay – Bien Avant

Bien avant qu’on se soit connu
Bien avant qu’on se soit parlé
Bien avant que je t’ai vue nue
Je savais déjà que je t’en voudrais
Bien avant qu’on se soit déçu
Bien avant qu’on soit des déchets
Bien avant ce goût de déjà vu
Je savais déjà qu’on y resterait
Que personne ne sortira d’ici
Que personne ne retiendra la nuit
Qu’on ira pas tous au paradis
Bien avant l’heure
De la ciguë
Bien avant l’heure
Des heures dues
Bien avant qu’on s’aime tu ne m’aimais plus
Bien avant qu’on se soit brisé
Bien avant qu’on soit des vendus
Bien avant que je t’ai reniée
Je savais déjà qu’on était vaincu
Bien avant qu’on se soit cogné
Bien avant qu’on ait du vécu
Bien avant que tu te fasses soigner
Je savais déjà qu’on était perdu
Et que personne ne sortirait d’ici
Et que personne ne retiendrait la nuit
Qu’on ira pas tous au paradis
Bien avant l’heure
De la ciguë
Bien avant l’heure
Des heures dues
Bien avant qu’on s’aime tu ne m’aimais plus
Bien avant qu’on se soit perdu
Bien avant qu’on ait rien gagné
Bien avant le coup de massue
Je savais déjà tout ce que je sais
Bien avant qu’on soit des pendus
Bien avant qu’on soit des regrets
Bien avant que tout soit fichu
Je savais déjà que tu t’en foutais
Classé dans : C'est juste pour (rien) dire... | Mots-clefs: Chat, Hippolyte Taine, Lecture, Philosophie, Vie

Hippolyte Taine, Vie et opinions philosophiques d’un chat. Rivages Poche – “Petite Bibliothèque”, 52 pages, 4 euros.
“J’ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. La sagesse des chats est infiniment supérieure”, Hippolyte Taine
Hippolyte Adolphe Taine (1828-1893) a été un jour philosophe et le lendemain historien. Il était surtout un grand adorateur des chats. Et c’est ça que l’Histoire retiendra. En cinquante pages, Hippolyte brosse au peigne fin le portrait d’un chat comme les autres. De son tonneau en forme de berceau à la lumière du jour qu’il découvre au péril de ses côtes, d’une amitié intéressée avec une oie à sa complicité avec le maître, de l’art de la musique et du miaulement au cannibalisme paternel, ou encore de sa définition du bonheur à l’absurdité qu’incarne le chien, telles sont la vie et les opinions philosophiques du chat. En se glissant sous son poil, Hippolyte Taine distille quelques réflexions félines pleines de sagesse sur la vie et le monde qui l’entoure. De quoi en faire le tour sept fois en se léchant les babines.
L’intégralité du texte est en ligne ici.
Classé dans : C'est juste pour (rien) dire... | Mots-clefs: Blog, Popes, Tops

Parce qu’aujourd’hui, on ouvre un blog comme on éteint son réveil, les yeux fermés et à une main, vous pouvez aussi me retrouver sur Popes of the Tops. Sur une idée pas originale de Julien et avec le concours du bouilleur de cru, on va régulièrement vous abreuver de vérités universelles sous forme de tops en tous genres.
Classé dans : Bouchée bâclée | Mots-clefs: Liela Moss, Neptune, The Duke Spirit
The Duke Spirit – Lassoo

Rock, Londres-Neptune, 2008, another Moss
Phoenix
Wolfgang Amadeus Phoenix
Sortie : 25 mai 2009
Label : Loyauté
Durée : 36′23

01. Lisztomania
02. 1901
03. Fences
04. Love like a sunset part I
05. Love like a sunset part II
06. Lasso
07. Rome
08. Countdown
09. Girlfriend
10. Armistice
Phoenix
Deck d’Arcy : Basse
Laurent Brancowitz : Guitare
Thomas Mars : Vocaux
Christian Mazzalai : Guitare
Produit par Phoenix & Zdar
Mixé par Philippe Zdar Cerboneschi
Enregistré et mixé à Motorbass (Paris)
Sous l’effet multiplicateur du web 2.0, quatre chiffres peuvent très rapidement se transformer en millions de téléchargements. En déposant un premier extrait sur la toile, Phoenix ne s’attendait pas à un tel succès. Durant trois semaines, ‘1901’ a été le titre le plus bloggé dans le monde. Christian Mazzalai s’en réjouit : “Ce sont les music lovers qui ont repris l’info. Et le pouvoir !” (Magicrpm, mai 2009, Hors-série Phoenix). 2009 semble être l’année des quatre Français, invités jusque sur le plateau du célèbre Saturday Night Live pour y jouer deux titres de leur nouvel album. Pas de doute, même si Phoenix fait partie des groupes français les plus (re)connus (à l’étranger), le buzz est sans précédent. Trois ans après “It’s never been like that”, les Versaillais reviennent avec “Wolfgang Amadeus Phoenix”, un titre faussement prétentieux, à la fois ’sublime et grotesque’ selon Laurent Brancowitz. Trois obus descendent en flèche des nuages, signe que le quatuor tricolore compte placer une bonne fois pour toutes Versailles sur la carte..
Classé dans : 16/9 2.0 | Mots-clefs: Cinéma français, Emmanuel Mouret, Eternal sunshine of the spotless mind, Julie Gayet, Un baiser s'il vous plaît, Virgine Ledoyen
[Séance de rattrapage]
Quand j’essaie de me convaincre qu’un film français me plaît, je ferme les yeux. Sinon, je n’y arrive pas. Le cinéma de nos contrées me fait le même effet que les mecs qui portent des shorts à fleurs et les nanas qui imitent Rihanna. Mal au crâne, vomissements. A tel point que je ne me laisse presque plus tenter par les dernières productions hexagonales. La dernière en date est “Fais-moi plaisir” d’Emmanuel Mouret, un choix par défaut qui s’est avéré être le meilleur que j’ai fait depuis le début de l’année. Cette excellente comédie burlesque à la française met en scène Jean-Jacques (Emmanuel Mouret) qui essaie de tromper sa femme Ariane (Frédérique Bel) afin de sauver son couple. Persuadée que son mari fantasme sur une autre, Ariane lui demande de passer à l’acte. Le pauvre Jean-Jacques n’a d’autre choix que de retrouver cette femme croisée dans un bar, qui s’avérera être la fille du Président de la République.
Le hasard fait décidemment bien les choses puisque je ne connaissais même pas le nom d’Emmanuel Mouret (réalisateur et acteur de ce film). J’ai donc décidé de remonter sa filmographie en commençant par “Un baiser s’il vous plaît”, sorti dans les salles en 2007.
