Hey you ! Get on my cloud !


Nick Hornby – A propos d’un gamin
novembre 25, 2009, 3:15
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1993. Londres. Will est un célibataire immature incroyablement cool. Selon ses calculs, il est bien plus branché que la plupart des mecs de son âge. La preuve c’est qu’il écoute Nirvana et Snoop Doggy Dogg. Tout le monde ne peut pas en dire autant. Will n’a pas de femme, pas d’enfant, pas d’amis et pas de travail, et s’en réjouit. Son père a composé une chanson qui est devenue un tube, puis a raté sa vie en essayant d’en écrire de meilleures. Pour le plus grand bonheur de Will qui vit des royalties et occupe ses journées comme il peut et surtout comme il veut. Dans la vie, il faut un minimum d’organisation alors il a mis au point une technique imparable : diviser une journée en unités de temps. Chaque unité vaut 30 minutes car Will s’est rendu compte qu’une heure, c’était bien trop impressionnant. Il est convaincu d’une chose, là où la plupart des gens échouent, lui s’en sort haut la main. A tel point qu’il se demande si des gens arrivent vraiment à manger, prendre un bain, faire les courses, aller chez le coiffeur, acheter des CDs… et travailler. Tout ça reste assez mystérieux pour Will, qui ne fait finalement pas grand chose et s’en contente, ce qui lui laisse du temps pour regarder “Des chiffres et des lettres” et avoir des idées de génie. La dernière en date, draguer à des réunions de parents célibataires.

A douze ans, Marcus est un (trop) gentil garçon, qui plus est (très) futé. Malheureusement, sa vie n’est pas facile. Sa mère est une hippie dépressive qui a décrété que son fils serait végétarien et ne porterait pas de vêtements à la mode. Car seuls les moutons la suivent. Du coup, Marcus va à l’école avec une veste en mouton. Ce qui est normal pour sa mère, et donc pour lui, mais pas forcément pour les autres élèves. Avec son look décalé, Marcus fait office d’OVNI. Il chante en classe sans s’en rendre compte, ne connaît pas Kurt Cobain mais aime Joni Mitchell, ce qui n’arrange rien à ses affaires. Du coup, Marcus n’a pas vraiment d’amis, juste quelques camarades qui lui jettent des cailloux. Et tout ce que les autres trouvent à dire, c’est qu’il devrait rester en dehors de leur chemin, comme si Marcus n’essayait pas de les éviter. Bref, ça ne va pas fort à l’école, et guère mieux à la maison. Marcus s’inquiète pour sa maman. Il pense qu’elle devrait trouver un petit ami car à trois, on est forcément mieux qu’à deux. Un beau jour, il accompagne Suzie (une amie de sa mère, elle aussi divorcée) à un pique-nique entre parents célibataires, et fait la connaissance de Will, père du petit Ned. Après une sombre histoire les mêlant à un canard, Will et Marcus vont curieusement se rapprocher.

A propos d’un gamin est l’histoire d’une rencontre, celle de deux hommes seuls. L’un a douze ans, l’autre la trentaine. Pourtant, Will n’est pas plus adulte que Marcus est enfant. Tous deux ignorent leurs problèmes alors que chacun a la réponse. Reste à poser les bonnes questions. A travers ce roman, Nick Hornby illustre, avec brio et humour, les pérégrinations de deux âmes solitaires en quête d’identité.



Hippolyte Taine – Vie et opinions philosophiques d’un chat
septembre 17, 2009, 10:34
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Vie et opinons philosophiques d'un chat

Hippolyte Taine, Vie et opinions philosophiques d’un chat. Rivages Poche – “Petite Bibliothèque”, 52 pages, 4 euros.

“J’ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. La sagesse des chats est infiniment supérieure”, Hippolyte Taine

Hippolyte Adolphe Taine (1828-1893) a été un jour philosophe et le lendemain historien. Il était surtout un grand adorateur des chats. Et c’est ça que l’Histoire retiendra. En cinquante pages, Hippolyte brosse au peigne fin le portrait d’un chat comme les autres. De son tonneau en forme de berceau à la lumière du jour qu’il découvre au péril de ses côtes, d’une amitié intéressée avec une oie à sa complicité avec le maître, de l’art de la musique et du miaulement au cannibalisme paternel, ou encore de sa définition du bonheur à l’absurdité qu’incarne le chien, telles sont la vie et les opinions philosophiques du chat. En se glissant sous son poil, Hippolyte Taine distille quelques réflexions félines pleines de sagesse sur la vie et le monde qui l’entoure. De quoi en faire le tour sept fois en se léchant les babines.

L’intégralité du texte est en ligne ici.



Blog : Popes of the Tops
septembre 9, 2009, 1:56
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top gun

Parce qu’aujourd’hui, on ouvre un blog comme on éteint son réveil, les yeux fermés et à une main, vous pouvez aussi me retrouver sur Popes of the Tops. Sur une idée pas originale de Julien et avec le concours du bouilleur de cru, on va régulièrement vous abreuver de vérités universelles sous forme de tops en tous genres.



Summertime

Bouchée Bâclée #7 / Anthony Hamilton – Never Love Again

anthony_hamilton_ain't nobody worryin'

Artiste : Anthony Hamilton
Album : Ain’t Nobody Worryin’
Année : 2005
Genre : Grande classe

Une dernière bouchée bâclée avant de partir en vacances et on se retrouve à la rentrée pour la chronique de l’album de l’été.

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Lectures d’été

livre-seins

Pour ceux qui partent et pour ceux qui partent pas.

Mon chien Stupide de John Fante,

Henry, père de famille et écrivain raté, voudrait échanger ses gosses contre une belle voiture ou un billet d’avion. Il veut filer à Rome, sans sa femme Harriet, et caresse un rêve, celui de recommencer sa vie en commençant par boire un café sur une terrasse de la Piazza Navona. Cette famille italo-américaine comme les autres (crise de la quarantaine, problèmes de couple, enfants ingrats…) voit son quotidien bousculer par l’arrivée d’un chien, pour le seul bonheur de son maître et au grand dam de sa femme et de sa progéniture. Aussitôt adopté, aussitôt baptisé Stupide. Drôle, cynique et touchant.

Lettre à D. d’André Gorz,

A 83 ans, André Gorz écrit une dernière lettre à la seule qu’il ait aimé, celle qui lui a tout donné, sa femme, désormais malade et très affaiblie. Il revient longuement sur les quelques lignes qu’il a pu écrire à son sujet dans “Le traître”, quelques mots traumatisants qu’il cherche à comprendre. Entre le besoin d’expliquer et de s’expliquer certains de ses actes, et la volonté de lui rendre hommage, André Gorz retrace son histoire d’amour de la rencontre à la maladie, de cette première danse à ces derniers mots. “Tu viens juste d’avoir quatre-vingt-deux ans. Tu es toujours aussi belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t’aime plus que jamais. Récemment je suis retombé amoureux de toi une nouvelle fois et je porte de nouveau en moi un vide dévorant que ne comble que ton corps serré contre le mien”. Profond et émouvant.

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It’s free but it’s not cheap / Taipan – AFPAN 01-10

Taipan_AFPAN

La première saison des AFPAN s’est terminée sur une spéciale “été” et un beat “cerf volant” de CHI. Rappelons que Taipan n’est pas un rappeur comme les autres. Il vit à Thil. Toutes les saloperies que lui a inspiré l’actualité de ces derniers mois sont en téléchargement ici. La saison 2 a déjà démarré. Il aime toujours autant les gens et c’est toujours en écoute sur LZO Records.

Bonnes vacances !



Au placard la critique, et bon débarras ?
juillet 24, 2009, 12:04
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[...] Aujourd’hui, c’est braderie numérique à tous les rayons, musique et ciné aux avant-postes, en attendant la littérature. Alors quoi, au placard la critique, et bon débarras ? Hasardons-nous à penser qu’au contraire, nous avons plus que jamais besoin d’elle pour affûter nos goûts. Il est possible qu’elle doive juste mieux fourbir ses armes contre sa pire ennemie : l’indifférence. Indifférence par rapport aux informations qu’elle délivre quant aux contenus, aux éloges de rigueur et interchangeables qu’elle distribue à tout-va, qui nous renvoient presque au fameux “Tout le monde a gagné” de Jacques Martin. Or, rappelons-le, quitte à musarder avec la tautologie, lorsque tout le monde gagne, personne ne gagne. Peut-être attendons-nous parfois de la critique qu’elle rue davantage dans les brancards, en renouant avec une vraie subjectivité, qui n’est qu’un autre nom de la mauvaise foi, elle-même un des attributs de la passion… Ah, tout de suite les grands mots… Oui, mais quand même : on aimerait bien sentir ladite passion affleurer un peu plus dans les commentaires des spécialistes, qu’elle contamine en bien ou en mal la perception qu’on a d’une oeuvre, en vertu du degré de connivence ou de rejet que l’on éprouve vis-à-vis d’un critique. Lequel, pour être bon, pour être crédible, doit forcément être un peu (au moins) salaud, insensible aux supposées affres de la création. Il ne doit rien entendre à ces vers du poète Jacques Burko : “Pour te donner un vers à lire / Il m’a fallu vieillir d’un an” (dans le merveilleux recueil Certidoutes, édité récemment par Buchet/Chastel). [...]

Dominique A, TGV Magazine (juillet-août 2009)



Everybody wants to be a cat !

En 2009, les choses se passent sur Facebook. On commente les statuts de ses amis, on vandalise leurs murs et on signale à ses contacts qu’on participera à tout un tas d’événements.

En bon nerd, je vous invite donc à participer à l’événement Everybody wants to be a cat ! Il s’agit de dessiner un chat sur une feuille au format A5 (moitié A4) à l’italienne (horizontale). Vous trouverez toutes les instructions et les quelques dessins déjà postés sur cette page Facebook. Attention, vous avez jusqu’au 25 juin. Un carnet (format PDF) regroupant les différentes illustrations sera mis en libre téléchargement prochainement. Je ne le dirai jamais assez : on vit vraiment une époque formidable.

Everybody wanna be a cat

Dessin de Laurine Boulier

Après leur avoir expliqué tout l’amour que je portais aux chats noirs, les organisateurs de cet événement ont gentiment accepté de me confier la préface du carnet. Vous pouvez la lire ci-dessous. (Lire la suite…)



Le téléchargement illégal : perte ou profit pour l’économie, danger ou aubaine pour l’industrie culturelle ?

leavingrecords

Leaving Records : Artist Felix Jackson Jr. captured the current climate of the music business with this new art print via felixjacksonjr.com

De tout temps, la copie a existé. Aujourd’hui, les cassettes ont été remplacées par des fichiers numériques. Le principe est le même mais le phénomène s’est amplifié. Au delà de son impact économique largement contestable (et contesté), le piratage est aussi, et avant tout, une formidable démocratisation de l’accès à la culture. Sans s’attarder sur la relative désuétude de la loi HADOPI qui sanctionnera le peer-to-peer à l’heure du streaming (deezer, spotify…), cette dernière repose sur la fausse idée que le téléchargement illégal est la cause de tous les problèmes de l’industrie du disque. En temps de crise, il faut nommer des responsables, prendre des mesures exemplaires et ressortir les plumes et le goudron. Alors on voudrait faire endosser ce costume à cette bande de pirates qui sévit sur le net. Face à l’hypocrisie d’un tel discours, c’est sans aucun état d’âme que nous devrions laisser cette industrie sur le déclin se consumer de l’intérieur. Pour que seuls les passionnés renaissent de ses cendres.

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William T. Vollmann – Des putes pour Gloria
mai 23, 2009, 5:05
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Tout le monde connaît l’histoire de la prostituée qui, ayant compris que son héro était une alliée de moins en moins fiable quelle que soit la quantité qu’elle s’en injectait dans le bras, se souvint dans son désespoir de l’expression ’s’injecter de la merde’, et remplit alors sa seringue avec sa propre chiasse puis se piqua, donnant ainsi naissance à de magnifiques abcès”.

Dès la première phrase, William T. Vollman donne le ton en plongeant le lecteur dans un univers aussi cru que désenchanté, fait de prostitution, de misère et de fantasmes.

Jimmy est un ancien rescapé du Vietnam qui ère, dans la vie comme dans la ville, à la recherche de Gloria. Il la traque sans relâche au travers de putes, de travestis, d’hôtels sordides et de bars minables. Qui est cette Gloria ? Et jusqu’où est-il prêt à aller pour la retrouver ? Jimmy n’est pas vraiment méchant, il est juste complètement paumé. Il vit seul, dans une chambre d’hôtel, et s’offre une pipe à l’occasion grâce à sa pension d’ancien combattant.

Des putes pour Gloria présente une vision sombre et éclatée des bas-fonds de San Francisco, découpée entre les errances de Jimmy, ses rêves et les récits de quelques prostituées. Avec ce roman, William T. Vollmann met en scène la déchéance humaine de la plus horrible et belle des manières qu’il soit, avec un seul air en filigrane, celui de ‘Walk on the wild side’.



Serendi… What ?
mai 19, 2009, 8:35
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En faisant des recherches sur le projet de loi HADOPI (le téléchargement illégal est un sujet qui me tient à coeur), je suis tombé sur l’article ‘L’humain est une enveloppe, Facebook est son message’Rien à voir donc. Ce qui ne m’a pas empêché de lire tout ça. Quelques remarques intéressantes mais dans l’ensemble, je n’adhère pas au propos. Y’a un truc qui me dérange. Je ne sais pas quoi. Je n’y pense déjà plus. En bon bloggeur que je suis, je lis les commentaires. C’est celui de Marie, d’une lucidité implacable, qui attire mon attention. Je clique alors sur ce prénom et atterrit sur son blog : La vie de biais.

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Les petits freestyles de Taipan
mars 23, 2009, 11:46
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Avertissement : ceci n’est toujours pas un message publicitaire

Pour ceux qui se seraient perdus ici, qui ne me côtoieraient pas, ni moi, ni mon alter ego dans la vraie vie, il ne sera pas inutile de présenter notre homme. Taipan, missionnaire de vocation, aime bien ouvrir sa grande gueule et fait partie des bénévoles qui officient dans le milieu de la musique qui fait poum poum tchak. Catégorie rap et ramonage. Quand il ne donne pas dans l’égotrip, Taipan semble prendre un malin plaisir à observer le petit monde qui l’entoure pour nous le rapper sur fond de cynisme et d’humour désenchanté. La rédaction est unanime. Tout le monde croit beaucoup en lui et pense qu’il a toutes les qualités requises (plume aiguisée, vraie personnalité et flow caméléon) pour sortir un album qui fera date. Au moins dans ce foutu rap français. Au moins pour ceux qui l’auront écouté.

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