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Chronique : Benjamin Biolay – La superbe
novembre 29, 2009, 1:17
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Benjamin Biolay
La superbe

Sortie : 19 octobre 2009
Durée : 94′21
Label : Naïve

Disque 1

01. La superbe
02. 15 août
03. Padam
04. Miss catastrophe
05. Ton héritage
06. Si tu suis mon regard
07. Night shop
08. Tu es mon amour
09. Sans viser personne
10. La toxicomanie
11. Brandt Rhapsodie

Disque 2

01. L’espoir fait vivre
02. Prenons le large
03. Tout ça me tourmente
04. Assez parlé de moi
05. Buenos Aires
06. Raté
07. Lyon presqu’île
08. Mélancolique
09. Reviens mon amour
10. Jaloux de tout
11. 15 septembre

A l’image de James Gray, réalisateur de “Two Lovers”, Benjamin Biolay impose son style dès la première scène. Sans fioriture, beau et poignant. Avec son titre éponyme, “La superbe” s’ouvre comme une plaie sur un espoir d’embellie. Les violons transpercent les mots, les saignent, vont et viennent, puis reviennent. Encore et encore. Piano et guitare redoublent d’intensité. Ils semblent courir côte à côte avant de s’écraser ensemble sur une voix qui s’emballe progressivement. C’est l’occasion pour Biolay de se livrer vocalement, bien plus qu’à l’accoutumée, avant qu’un air de saxophone vienne entériner cette introduction aussi sombre que brillante. Préface des vingt et un chapitres qui suivront. De variations presque toutes plus tristes les unes que les autres, émerge un thème d’espérance, un hymne à l’amour et une volonté de croire en la grande aventure qu’est la vie.

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Chronique : Alain Souchon – La Vie Théodore
octobre 24, 2009, 1:08
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Alain Souchon
La Vie Théodore

Sortie : 5 septembre 2005
Durée : 40’18
Label : Virgin

Alain Souchon_La Vie Théodore

01. Putain ça penche (A. Souchon/L. Voulzy)
02. J’aimais mieux quand c’était toi (A. Souchon)
03. Bonjour Tristesse (A. Souchon)
04. La vie Théodore (A. Souchon)
05. En collant l’oreille sur l’appareil (A. Souchon)
06. A cause d’elle (A. Souchon/L. Voulzy)
07. Et si en plus y’a personne (A. Souchon/L.Voulzy)
08. Le mystère (A. Souchon)
09. Le marin (A. Souchon/P. et A. Souchon)
10. L’île du dédain (A. Souchon/P. Souchon)
11. Lisa (M. Davidovicci & P. Grillet/P. Souchon & J. Voulzy)

“La vie Théodore”. Un titre pour le moins mystérieux. Un album sombre à en juger par le ton de la pochette et cet homme pensif, presque inquiet au moment de jeter un œil dans le rétroviseur de sa vie. Rien de bien affolant pour son public, un Souchon souriant, cocktail à la main, aurait dérouté plus d’un de ses fans. Ma modeste condition de chroniqueur bénévole du dimanche m’a parfois poussé à me fourvoyer dans de beaux principes. J’ai par exemple cru pendant quelques temps qu’il fallait forcément maîtriser son sujet pour chroniquer un album. C’est faux. Que ce soit devant un auditoire ou un lectorat, il suffit de rester sûr de soi pour être pris au sérieux. “La Vie Théodore” est sans conteste possible le meilleur album de Souchon, un monument du patrimoine musical français.

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Chronique : The xx – xx
octobre 1, 2009, 1:37
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The xx
xx

Sortie : 29 septembre 2009
Label : XL
Durée : 38’35

The XX-XX-cover

01. Intro
02. VCR
03. Crystalised
04. Islands
05. Heart skipped a beat
06. Fantasy
07. Shelter
08. Basic space
09. Infinity
10. Night time
11. Stars

Musicalement nés sous XX à 11 ans et déjà promis au succès à 19, voilà à quoi pourrait se résumer l’histoire de ces quatre jeunes Londoniens. Olivier (basse, voix rauque) et Romy (guitare, voix fluette) se connaissent depuis le berceau. Baria (claviers, guitare) et Jamie (MPC, production) les ont rejoints sur les bancs de l’école, avant de démarrer leur aventure musicale entre deux cours. A l’image de son logo symétrique, le groupe affiche un équilibre parfait, deux filles, deux garçons et des influences tous azimuts. Adeptes de The Cure, de Rihanna et des Kills, les XX ont grandi en ratissant large, profitant de la discothèque rock de leurs parents et pillant tous les disques durs de leurs amis. Arborant un look émo aussi dissuasif que celui de The Horrors (auteurs cette année du très bon “Primacy Colours”), les XX font néanmoins partie, avec leurs aînés d’Hot Chip, de cette nouvelle scène anglaise qui a le vent dans le dos. A peine la vingtaine, cette bande d’ados débarque sur les ondes avec l’insouciance de leur jeunesse et un album aussi sobre que réussi. Derrière un digipack noir et un découpage en forme de croix, laissant entrevoir un livret blanc, se cachent onze titres épurés, mélancoliques et lumineux.

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Chronique : Phoenix – Wolfgang Amadeus Phoenix
septembre 7, 2009, 1:23
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Phoenix
Wolfgang Amadeus Phoenix

Sortie : 25 mai 2009
Label : Loyauté
Durée : 36′23

Phoenix - Wolfgang Amadeus Phoenix (cover)

01. Lisztomania
02. 1901
03. Fences
04. Love like a sunset part I
05. Love like a sunset part II
06. Lasso
07. Rome
08. Countdown
09. Girlfriend
10. Armistice

Phoenix
Deck d’Arcy : Basse
Laurent Brancowitz : Guitare
Thomas Mars : Vocaux
Christian Mazzalai : Guitare

Produit par Phoenix & Zdar
Mixé par Philippe Zdar Cerboneschi
Enregistré et mixé à Motorbass (Paris)

Sous l’effet multiplicateur du web 2.0, quatre chiffres peuvent très rapidement se transformer en millions de téléchargements. En déposant un premier extrait sur la toile, Phoenix ne s’attendait pas à un tel succès. Durant trois semaines, ‘1901’ a été le titre le plus bloggé dans le monde. Christian Mazzalai s’en réjouit : “Ce sont les music lovers qui ont repris l’info. Et le pouvoir !” (Magicrpm, mai 2009, Hors-série Phoenix). 2009 semble être l’année des quatre Français, invités jusque sur le plateau du célèbre Saturday Night Live pour y jouer deux titres de leur nouvel album. Pas de doute, même si Phoenix fait partie des groupes français les plus (re)connus (à l’étranger), le buzz est sans précédent. Trois ans après “It’s never been like that”, les Versaillais reviennent avec “Wolfgang Amadeus Phoenix”, un titre faussement prétentieux, à la fois ’sublime et grotesque’ selon Laurent Brancowitz. Trois obus descendent en flèche des nuages, signe que le quatuor tricolore compte placer une bonne fois pour toutes Versailles sur la carte..

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Chronique : Oxmo Puccino – L’arme de paix
avril 27, 2009, 10:21
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Oxmo Puccino
L’arme de paix

Sortie : 23 mars 2009
Label : Cinq 7
Durée : 43’39

cover_oxmo_larme-de-paix

01. 365 jours (Oxmo Puccino/V. Taurelle, V.Taeger, L. Bruni & Oxmo Puccino)
02. Tirer des traits (Oxmo Puccino & Sly Johnson/V. Taurelle, V. Taeger & L. Bruni)
03. Soleil du nord (Oxmo Puccino/V. Taurelle, V. Taeger & L. Bruni)
04. Véridique (Oxmo Puccino/V. Taurelle, V. Taeger, L. Bruni & Ben)
05. Partir 5mn (Oxmo Puccino & Sly Johnson/V. Taurelle, V. Taeger & L. Bruni)
06. J’te connaissais pas (Oxmo Puccino/V. Taurelle, V. Taeger & L. Bruni)
07. L’arme de paix (Oxmo Puccino & K’naan/V. Taurelle, V. Taeger & L. Bruni)
08. Les unes, les autres (Oxmo Puccino/V. Taurelle, V. Taeger & L. Bruni)
09. Sur la route d’Amsterdam (Oxmo Puccino & Olivia Ruiz/V. Taurelle, V. Taeger & L. Bruni)
10. A sens inverse (Oxmo Puccino & Ben/V. Taurelle, V. Taeger & L. Bruni)
11. Masterciel (Oxmo Puccino/V. Taurelle, V. Taeger & L. Bruni)
12. L’un de nous deux (Oxmo Puccino/Jérémy Chatelain)

En 2006, Rocé faisait du pluralisme son cheval de bataille (“Identité en crescendo”). Il prenait alors l’auditeur à partie : “quand tu mets mon pied dans une case, sais-tu où l’autre se situe ?” De l’école aux rayons de la FNAC, des sacs à dos aux vinyles, des stylos aux compact discs, chaque chose a sa place, son casier et son rayon. Ça rassure. Il y a encore un semblant d’ordre qui règne quelque part. Les cases, Oxmo les aligne et tend la main. Recule et saute. Ce cinquième album est une marelle, entre bitume et nuages, chanson française, rap et spoken word. Après avoir fait pousser un cactus en Sibérie, il revient faire la paix avec son arme : la poésie. Car M. Puccino n’en est plus à un oxymore près. Pas de mots, pas de paix. Un disque, douze jalons sur le chemin de la rédemption.

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Un autre regard sur l’album : la chronique de Mehdi



Chronique : Rouge à Lèvres – Démaquille-toi ! (2008)
septembre 14, 2008, 4:33
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Rouge à Lèvres
Démaquille-toi !

Sortie : 29 avril 2008
Label : Under Cover
Durée : 65’49

01. Nouvo (Disiz, Le 4Romain, Grems / Killersounds)
02. Gars ki oze (Disiz, Grems + Jerky / Killersounds)
03. Interlude ma chérie (Le 4Romain & le crew / Killersounds)
04. Deepkho (Grems, Le 4Romain / Le 4Romain)
05. Bogoss electropimp (Disiz, Grems / Killersounds)
06. Femme rekin (Grems / Le 4Romain)
07. Belle à contre jour (Le 4Romain, N.Gallego / Le 4Romain, N.Gallego)
08. Moelleuze (Disiz, Le 4Romain / Le 4Romain & Killersounds)
09. L-O-V-E (Le 4Romain, Disiz, Pavan, Grems / Killersounds & Max Cherry)
10. Tes lèvres (Disiz / Le 4Romain, Romain Luzet)
11. Gash (Foreign Beggars, Grems, Disiz / Le 4Romain)
12. Interlude parpin (Grems & le crew / Killersounds)
13. Gash RMX (Foreign Beggars, Grems, Le 4Romain, Le Jouage, Daz Ini, Hassan / Le 4Romain)
14. AKA (Disiz, Grems / Killersounds)
15. No futur (Grems, Le 4Romain, Lexxcoop / Le 4Romain)
16. A4 pattes (Grems, Le 4Romain, Disiz / Le 4Romain)
17. Interlude Disiz Cheaptoy Playin
18. Problem (Grems, Disiz / Le 4Romain)
19. Shopping (Grems, Le 4Romain / Dj Gero)
20. Carta puce RMX (Disiz, Grems, Le 4Romain / Killersounds)

“En France c’est la culture du mouton… Les goûts des français sont nuls”, Grems (2006)

Après le EP Maquille-toi ! sorti en 2005, le groupe Rouge à Lèvres sort son premier long format. A l’origine composé de Grems, le 4Romain et Killersounds, le groupe s’est enrichi avec les arrivées de Disiz la Peste, Dj Gero, Jonn 9000 et KM3. Sur ce projet, chacun a son AKA, présentation détaillée du Rouge à Lèvres version 2008 : le 4Romain est Yves Obstin, Grems est Gilles Dep, Killersounds est Charlie Fouleq, Disiz la Peste est Electro Pimp, Jonn 9000 est Sp12, Dj Gero est le championchipishlag 2007 (c’est-à-dire que c’est lui qui a baisé le plus de meufs grosses ou cheums l’année dernière) et KM3 est Kermit la Grenouille.

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Chronique : The Kills – Midnight Boom (2008)

The Kills
Midnight Boom

Sortie : 10 mars 2008
Label : Domino Records
Durée : 33′58

01. U.R.A. Fever
02. Cheap and Cheerful
03. Tape Song
04. Getting Down
05. Last Day of Magic
06. Hook and Line
07. Black Balloon
08. M.E.X.I.C.O.C.U.
09. Sour Cherry
10. Alphabet Pony
11. What New York Used to Be
12. Goodnight Bad Morning

All tracks written, performed and produced by The Kills

En ce moment, je me réveille avec le dernier album de Gossip, roule avec Hell Hath No Fury des Clipse et bouge sur le son de Calvin Harris. Quel rapport avec les Kills ? Aucun.

Je n’ai jamais été très doué pour introduire quoique ce soit. Pas d’analyse froide et implacable sur les qualités et défauts du troisième album de l’énième duo de l’histoire du rock. Je ne prends aucun plaisir à disséquer le comment du pourquoi j’ai un orgasme en écoutant les Kills, je préfère avoir le volant et passer les vitesses. “Le crime de l’ignorance la plus détestable est d’enseigner la vie sans la vivre” écrivait Albert Cossery au détour d’une page de son roman Mendiants et Orgueilleux, un des rares livres que j’ai eu le courage de commencer. La légende veut qu’il n’ait écrit qu’une phrase par jour et réédite ses 8 bouquins (écrits en une bonne cinquantaine d’années) pour en vivre. C’est le genre d’anecdotes qui me fascinent. Ca force mon respect. Ma mémoire affectionne tout particulièrement sélectionner ces petits riens sans importance. Je lui fais donc plaisir en recasant ça dans ce billet qui n’a ni queue ni tête. En tout cas, ce n’est pas moi qui risque de fâcher M. Cossery, bien incapable d’enseigner quoique ce soit, je ne vous expliquerai pas pourquoi les Kills font revivre le rock car j’en sais foutrement rien.

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